Après 8 ans en Martinique, à nous
les
Marquises!
Retrouvez notre petite famille dans son
périple au bout du rêve...
A un mois et demi de la fin de cette vie à deux dans un même corps (y'en a un peu marre quand même), les nouvelles sont plutôt positives : la maman et le bébé
se portent bien.
Ca c'est la dernière
photo de moi enceinte que vous verrez (sur la demande de Copine) mais j'avoue ne pas être très à l'aise avec mon image...!
Par contre, la conjoncture n'arrange pas le sommeil et l'état nerveux de cette "petite" (j'ai déjà oublié mes 11kg en plus!) future re-maman. En effet, c'est super de vivre à Ua-Pou pour beaucoup de choses sauf pour...le côté sanitaire.
Bon, on a bien un dispensaire avec un médecin remplaçant qui, depuis hier, est parti pour laisser la place au titulaire qui lui-même devrait nous quitter prochainement et on ne sait pas s'il sera remplacé : voilà pour le côté médical!
Il y a bien un "hôpital" à Nuku-Hiva (ile d'en face) mais il parait que c'est plutôt "s'il y a pas le choix" et de toute façon, le gynéco qui m'a vue deux fois ici a ordonné mon "évasan (évacuation sanitaire)" sur Tahiti. Il exerce sur Tahiti et est volontaire pour faire une tournée des iles éloignées une fois par mois avec la sage-femme et son matériel d'écho portable. J'ai eu de la chance car il était très pro et n'a pas hésité à me faire accoucher sur Tahiti (j'avoue que c'était la limite de ma "rootsitude").
Donc, dans ces cas-là, il faut partir un mois avant l'accouchement avec tous les certificats autorisant de prendre l'avion pour décharger les compagnies en cas de... (je ne sais pas quoi car tout va bien se passer!) et trouver un logement sur Tahiti pour cette durée (heureusement, nous avions pris contact avec des collègues adorables en Martinique qui nous prêtent leur maison pour une partie du séjour et l'autre, nous irons en pension militaire!). En "évasan", les frais d'avion me sont remboursés.
Mais vous imaginez pas qu' évasan rime avec rapatriement sanitaire. Que nenni! En fait, tu prends les mêmes avions, c'est juste que tu payes pas.
Le hic? ceux qui ont suivi l'actualité de la Polynésie début août vont vite comprendre : il y a eu un crash aérien de Twin-Otter (le même tout petit avion que nous prenons pour sortir de notre île) entre Tahiti et Mooréa. Concéquence : depuis lors, tous les Twin-Otter ont été rappelés ; il y avait baleine sous caillou niveau entretien de ces appareils. Résultat : y'a plus moyen de sortir de notre ile au trésor (= Fort Boyard?).
Chaque semaine, on nous annonce le retour du coucou mais là, on nous donne comme prochaine date le 20 octobre! je ne peux pas attendre et risquer un nouveau délai.
Le truc, c'est que je suis enceinte, sinon on peut prendre un speed-boat pour faire la traversée sur Nuku-Hiva avec un pêcheur de Ua-Pou, mais vu la distance -l'équivalent de Martinique/Ste Lucie- et les conditions de la mer, vaut mieux éviter, sauf si on veut être sure d'accoucher d'un petit marin!
Dire que l'an dernier il éxistait encore un hélicoptère pour les urgences...il est en panne (j'ai vraiment du bol).
Vous comprenez que je sois un peu "teeennndue" en ce moment et chaque jour qui passe me rapproche un peu plus du 16 octobre, date de l'arrivée de l'Aranui (là j'ai de la chance car il ne vient que toutes les trois semaines).
L'Aranui, mon sauveur qui va m'amener à Nuku-Hiva ou nous prendrons la suite de nos avions le 18 octobre comme prévu (les autres avions ne sont pas des Twin-Otter, merci Petit Jésus!). Donc, un petit voyage sympa, un peu plus folklo que prévu mais je vais pas faire la difficile : une croisière en plus, de quoi elle se plaint celle-là?
Philippe me rejoindra le 18 en speed-boat car il doit encore assurer le cross du collège et nous ferons la suite du voyage ensemble. Je ne sais pas encore si Mimi part avec moi (si je suis en forme) ou fait du speed-boat (peut-etre pas l'idéal même si le bateau, ça devrait pas lui faire peur!).
Quand je vous dis qu'on a des souvenirs inoubliables à chaque instant ici!
Ca c'est la dernière
photo de moi enceinte que vous verrez (sur la demande de Copine) mais j'avoue ne pas être très à l'aise avec mon image...!
Par contre, la conjoncture n'arrange pas le sommeil et l'état nerveux de cette "petite" (j'ai déjà oublié mes 11kg en plus!) future re-maman. En effet, c'est super de vivre à Ua-Pou pour beaucoup de choses sauf pour...le côté sanitaire.
Bon, on a bien un dispensaire avec un médecin remplaçant qui, depuis hier, est parti pour laisser la place au titulaire qui lui-même devrait nous quitter prochainement et on ne sait pas s'il sera remplacé : voilà pour le côté médical!
Il y a bien un "hôpital" à Nuku-Hiva (ile d'en face) mais il parait que c'est plutôt "s'il y a pas le choix" et de toute façon, le gynéco qui m'a vue deux fois ici a ordonné mon "évasan (évacuation sanitaire)" sur Tahiti. Il exerce sur Tahiti et est volontaire pour faire une tournée des iles éloignées une fois par mois avec la sage-femme et son matériel d'écho portable. J'ai eu de la chance car il était très pro et n'a pas hésité à me faire accoucher sur Tahiti (j'avoue que c'était la limite de ma "rootsitude").
Donc, dans ces cas-là, il faut partir un mois avant l'accouchement avec tous les certificats autorisant de prendre l'avion pour décharger les compagnies en cas de... (je ne sais pas quoi car tout va bien se passer!) et trouver un logement sur Tahiti pour cette durée (heureusement, nous avions pris contact avec des collègues adorables en Martinique qui nous prêtent leur maison pour une partie du séjour et l'autre, nous irons en pension militaire!). En "évasan", les frais d'avion me sont remboursés.
Mais vous imaginez pas qu' évasan rime avec rapatriement sanitaire. Que nenni! En fait, tu prends les mêmes avions, c'est juste que tu payes pas.
Le hic? ceux qui ont suivi l'actualité de la Polynésie début août vont vite comprendre : il y a eu un crash aérien de Twin-Otter (le même tout petit avion que nous prenons pour sortir de notre île) entre Tahiti et Mooréa. Concéquence : depuis lors, tous les Twin-Otter ont été rappelés ; il y avait baleine sous caillou niveau entretien de ces appareils. Résultat : y'a plus moyen de sortir de notre ile au trésor (= Fort Boyard?).
Chaque semaine, on nous annonce le retour du coucou mais là, on nous donne comme prochaine date le 20 octobre! je ne peux pas attendre et risquer un nouveau délai.
Le truc, c'est que je suis enceinte, sinon on peut prendre un speed-boat pour faire la traversée sur Nuku-Hiva avec un pêcheur de Ua-Pou, mais vu la distance -l'équivalent de Martinique/Ste Lucie- et les conditions de la mer, vaut mieux éviter, sauf si on veut être sure d'accoucher d'un petit marin!
Dire que l'an dernier il éxistait encore un hélicoptère pour les urgences...il est en panne (j'ai vraiment du bol).
Vous comprenez que je sois un peu "teeennndue" en ce moment et chaque jour qui passe me rapproche un peu plus du 16 octobre, date de l'arrivée de l'Aranui (là j'ai de la chance car il ne vient que toutes les trois semaines).
L'Aranui, mon sauveur qui va m'amener à Nuku-Hiva ou nous prendrons la suite de nos avions le 18 octobre comme prévu (les autres avions ne sont pas des Twin-Otter, merci Petit Jésus!). Donc, un petit voyage sympa, un peu plus folklo que prévu mais je vais pas faire la difficile : une croisière en plus, de quoi elle se plaint celle-là?
Philippe me rejoindra le 18 en speed-boat car il doit encore assurer le cross du collège et nous ferons la suite du voyage ensemble. Je ne sais pas encore si Mimi part avec moi (si je suis en forme) ou fait du speed-boat (peut-etre pas l'idéal même si le bateau, ça devrait pas lui faire peur!).
Quand je vous dis qu'on a des souvenirs inoubliables à chaque instant ici!
Vous pourrez pas dire que je vous ai pas expliqué, par contre, si vous avez pas compris, retenez que dans 15 jours nous quittons Ua-Pou pour
Tahiti, qu'on va se payer des "vacances" sympas et qu'on reviendra à 4. Donc, plus d'articles pendant ce temps-là, comme ça vous apprécierez mieux quand y'en aura de nouveau!
par Aline
publié dans :
Etats d'âme d'une femme-ballon
De temps en temps, faut savoir dire merci... alors j'en profite avant de partir à "pétaouschnock" pour dire :
MERCI LA VIEMERCI LES COPAINS POUR LA SOIREE D'HIER
MERCI LE SOLEIL D'ETRE REVENU
MERCI LE DESTIN ET LA BONNE ETOILE
MERCI L'ECHOGRAPHIE DE MON BB (Il a tout ce qu'il faut)
MERCI COPINE (elle comprendra)
MERCI LES PARENTS ET LES BEAUX-PARENTS (ils
comprendont aussi)
MERCI LA FRANCE (d'être si belle)
MERCI A TOUS CEUX QUE JE N'AI PAS CITE MAIS QUI
SONT AVEC NOUS
... et MERCI POUR TOUT CE QUI NOUS ATTEND
ENCORE!
(si certains trouvent se petit billet "à méditer" un peu mystique de ma part, qu'ils ne s'inquètent pas, je retrouverai ma raison dans quelques mois...)
par Aline
publié dans :
Etats d'âme d'une femme-ballon
PETITE REFLEXION (car je suis enceinte) SUR LA VIE
C'est quand même bien la métropole! on trouve tout ... c'est pas qu'en Martinique on manquait de produits de consommation, mais il est vrai que
pour certaines choses, c'est plus simple : par exemple, j'ai pu me rhabiller en femme enceinte "potable" car ici les fringues pour futures maman, c'est pas cher!
Il y a aussi le bon vieux Décathlon (non, je fais pas de pub) qui pour trouver tout le matos plongée-méduses (sandales plastiques pour les non-initiés)-maillots de bain, est très pratique et plus fourni que notre capricieux Intersport Martiniquais, et puis il y a le fromage... (heu, ça je ne reviens pas dessus, je vais vraiment passer pour une goinfre).
Il y a aussi le bon vieux Décathlon (non, je fais pas de pub) qui pour trouver tout le matos plongée-méduses (sandales plastiques pour les non-initiés)-maillots de bain, est très pratique et plus fourni que notre capricieux Intersport Martiniquais, et puis il y a le fromage... (heu, ça je ne reviens pas dessus, je vais vraiment passer pour une goinfre).
Il y a aussi les soldes (n'est-ce-pas Dorothée?) et pour nous, c'est tout bénéf, car il nous faut des fringues d'été!
La métropole est moins chère sur l'étiquette, ça, c'est sûr mais... tout est souvent payant!
Tu veux te ballader dans un petit patelin de Provence, allez, 2 euros de l'heure le parcmètre, tu veux boire un pot (toujours au même endroit), allez, 10 euros, tu veux aller à la piscine du camping car la mer est trop froide, allez 3 euros par personne, tu veux faire n'importe qu'elle activité, sors ton porte-monnaie! Tu arrives à l'aéroport de Paris, un jus d'orange, un café et un croissant, allez, 15 euros et je vous passe le fameux sandwich "triangle" à 7 euros (le moins cher)!
La différence avec la Martinique, c'est que nous jouissions d'activités le plus souvent gratuites (pas de parking pour aller à la plage... ça viendra peut-être) et ça donne l'impréssion d'être plus libre tout de même et de moins dépendre de la société de consommation.
Bon, pour le coup, je crois qu'à Ua-Pou, pour être "free", on sera "free"!
Chaque coin a ses côtés sympas, mais vraiment, faut les moyens pour vivre et en tout cas se divertir en métropole!
Par contre, y'a un truc qui coûte rien et qu'on ne peut avoir qu'ici : la famille et les amis de toujours et ça n'a pas de prix!
par Aline
publié dans :
Etats d'âme d'une femme-ballon
ARTICLE V : BILAN
Alors, elle en est où la femme-ballon? En ce début de cinquième mois, elle a la pêche et c'est tant mieux, car elle avait pas l'intention de se pourrir les vacances, hein! C'est l'heure d'un petit bilan de santé sur son état encore stationnaire (sauf pour le poids) :
Avantages de la grossesse :
- on peut manger un peu plus sans culpabiliser (de trop) et ça tombe bien car j'ai pas l'intention de faire régime après toutes ces bonnes choses qui m'ont manqué en Martinique : framboises, fraises (avec chantilly bien sûr), anchoïade (je crois qu'hier c'était le menu de mon petit dej'), camembert qui est pile poil à point (en Martinique, c'est souvent carton-pâte!), rouleaux de printemps du Chinois du marché, etc, ...
- on culpabilise moins à se garer sur une place handicapé (pas de panique, je l'ai surtout fait en Martinique après m'être fait piquer ma place sous le nez, non mais)
- on a un bon prétexte pour se faire porter les courses (je ne suis pas fainéante, mais vu que ce sera surement le dernier bambin, je me laisse faire)
- au cinquième mois, petit bonhomme commence à se manifester et c'est super de réaliser qu'il y a de la vie sous la graisse!
- j'ai plus mal au dos (forcément, je fais plus de cartons)
- je profite de mes dernières nuits de sommeil
- ça dure "que" neuf mois (plus que 4 si je compte encore bien malgré la fuite de mes neurones)
Je me creuse pour trouver un max d'avantages mais c'est pas évident, par contre les "petits" inconvénients se font de plus en plus présents !
Inconvénients :
- j'ai remarqué que la priorité de la femme enceinte aux caisses reste une utopie, à moins de souffler bien fort et de faire celle qui va accoucher (un peu too-much), pas de favoritisme (ou alors on passe pour une chieuse)!
- je rentre bientôt dans la période ou il devient difficile de s'épiler le maillot : hé, oui, vous avez pas pensé à ça, hein les mecs? tous ces efforts surhumains que fait la femme enceinte pour ne pas trop se rapprocher de l'homme-cromagnon en fin de grossesse!
En tout cas, c'est hyper frustrant et je rêve souvent d'avoir le super-pouvoir des bras qui s'allongent (je vous passe la découpe des ongles des pieds).
- passer d'une taille 36 à 40 en très peu de temps est dé-mo-ra-li-sant (heureusement que les hormones me font flotter sur un petit nuage de bonheur naïf qui me dit : "mais, non, tu n'es pas si grosse... mais assieds-toi quand même sur les deux chaises")
- je parle pas de l'épreuve maillot de bain... sans commentaire
- moi, j'ai soit-disant la chance d'avoir beaucoup de poitrine enceinte : point de vue totalement machiste, bien sûr, car imaginez-vous vivre avec les seins de Samantha Fox au jour le jour et on en reparlera. Pour l'instant, on voit plus mes lolos que mon petit ventre: vivement que la tendance se régularise (car elle ne s'inversera malheureusement pas, je le sais de la précédente grossesse)! un avantage tout de même : un à 2 kilos dans chaque sein qui seront vite perdus!
Bon, j'en reste là car je vis très bien ma grossesse malgré tout et quel bonheur de savoir que nous allons compter un petit Fuchs de plus (surtout s'il est comme son frêre!...).
ACTE V : PLUS QUE QUATRE (MOIS)!
par Aline
publié dans :
Etats d'âme d'une femme-ballon
ARTICLE IV : A PIED!
Pauvre petite femme-ballon : depuis hier, elle est en niveau de stress maximum... en effet, alors que le mari voit son niveau de stress diminuer proportionnellement à la quantité de biens vendus ou loués (forcément, c'est lui qui gère notre situation financière!), moi je me décompose à l'idée qu'on est encore à J-12 de la métropole et qu'on a plus de bagnole!
Ah, que la femme enceinte est susceptible et fragile... je peux pas m'empêcher de penser que ces gens qui ont pris (heu, acheté) MA voiture n'avaient pas de coeur pour me laisser sans moyen de locomotion à 4,5 mois de grossesse, même si ça fait déjà trois semaines qu'ils poirotent bien gentiment! et puis je l'aimais, moi, cette voiture cli-ma-ti-sée et je lui pardonnais même le fait de ne pas avoir cinq portes (mais pas mon dos!)... elle était belle comme dans "Taxi I" et voilà, elle est partie chez d'autres gens, des inconnus (pourvu qu'ils la traitent bien!)...
Aline, arrrrrêêêête, ce n'est qu'une voiture!
Allez, "Maman", relativise : les loueurs de voitures, c'est pas fait pour les chiens et en plus, les Renv' nous ont prêté la voiture rigolotte.
N'est-ce pas qu'elle va comme un gant à Philippe?


Qu'est-ce que c'est fun les derniers jours en Martinique!
ACTE IV : UN KILOMETRE A PIED, CA USE LES SOULIERS DE LA FEMME BALLON
par Aline
publié dans :
Etats d'âme d'une femme-ballon




