Dimanche 24 juin 2007
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Ca y est, je suis enfin arrivée en métropole!
Mais avant de vous raconter le voyage, un petit récit de nos derniers jours en Martinique car c'était pas triste :
D'abord, ma caisse est partie le jeudi et c'est avec un petit pincement au coeur que j'ai pris cette photo : sois bien au rendez-vous à Ua-Pou petite boîte
que j'ai mis tellement de temps à remplir (avec amour) et te perds pas en chemin, stp.
Le dimanche de la fête des pères, nous sommes allés au restaurant de nos amis windsurfers de Cap-Chevalier et on s'est vraiment régalés comme rarement en
Martinique (magret de canard avec tranche de foie gras dessus, à se taper le cul par-terre!) ; il a quand même fallu attendre 8 ans pour y aller, honte à nous! (si vous passez par là, c'est le
Paradisio, un peu de pub est le moins que je puisse faire pour me rattrapper). Pendant ce temps-là, notre progéniture s'éclatait aux jeux d'enfants et ça donnait ça :
Ensuite, sieste digestive o-bli-ga-toire sur la plage puis Jimmy a du faire ses adieux à Téa (snif!) et nous à leurs parents... dur!
Voilà pour notre dernier jour un peu "cool" avant le départ.
Lundi, mardi, mercredi et jeudi sont passés comme une tornade et les occupations "agréables" n'ont pas manqué : dernier ménage qui fracasse le dos (résultat : j'ai pris l'avion sous
Efféralgan), Philippe a eu droit a un dernier coup de ponçeuse sur ma planche que j'avais décidé de vendre et donc de réparer coûte que coûte (j'ai rebouché les rayures comme un cochon et
j'avoue que le soir j'étais pas trop motivée, donc, il y a eu des "pâtés" un peu partout), et enfin derniers jours de travail pour Philippe.
Dernier stress aussi avec le loueur de voiture qui, à trois heures du décollage nous avait oubliés (en plus, on allait pas la garder sa Chevrolet car c'est
bof comme caisse). Plus de peur que de mal ; après trois coups de fil et une demi-heure plus tard, le voilà de retour un peu gêné et du coup, il a ramené Philippe jusque chez nous et n'a pas
été trop ragardant sur le niveau d'essence restant (il ne pouvait plus se le permettre!).
Un dernier plongeon dans la piscine des Renv et repas avec Pascal pour notre dernier soir... chargé d'émotions. Jimmy a du rendre la "voiture rigolotte" (en
photo dans un précédent article) et c'était pas une mince affaire.
Le jour J, aurevoirs et passage de la douane éclair car le papa de Téa travaille à la paf (Police de l'air et des Frontière), ce qui n'a pas manqué de réjouir mon mari qui est totalement fan de
ce genre de démarches... et de me réjouir car je me suis sentie un peu VIP pour quelques minutes. Dernier appel à Copine de la salle d'embarquement et vouf, dans l'avion.
Rien à déclarer pendant le vol sinon que Jimmy à chanté Petit Papa Noel pendant une heure avant de s'endormir (comment ça, c'est pas encore? mon fils a une
faculté d'anticipation exceptionnelle, oui).
Arrivée à Paris sous la pluie et 14° extérieurs qu'on a pu goûter a loisir grace au transfert en bus de l'avion a l'aéroport (j'avais rien prévu comme tenue
"chaude" évidamment), à peu près en forme mais il reste encore 4 heures à attendre...
Je finis par prendre mon vol pour Naïce (heu pardon Nice) avec un peu de retard mais super-contente! et Philippe prendra son vol pour ... Mulhouse une heure
après.
Philippe est donc sensé récupérer une voiture, régler la gestion de notre appartement de Strasbourg, l'assurance, etc, ... et un peu faire la fête avec les
potes. D'après les nouvelles que j'ai depuis notre dernier coup de fil, il s'est pour l'instant concentré sur la dernière partie du programme! Mon pauvre chéri.
Moi, je suis en Provence chez ma mamounette et mon papounet et je retrouve avec joie la maison de mon enfance et les cigales (et les bonnes choses à manger).
Que c'est bon!
Je ne crève plus de chaud mais je suis encore un peu décalquée par le décalage horaire ainsi que Jimmy qui parle non-stop entre minuit et 2h du mat depuis
deux nuits. Si ça continue, je lui mets du scotch!
Voilà, un petit résumé de ce petit voyage (dire que c'est même pas la moitié de celui qui nous attend en Août!) : c'est bon de retrouver la
"base".i_bug_fck
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Par Aline
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Publié dans : Notre vie en Martinique
Mercredi 13 juin 2007
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18:11
Ca y est, notre déménagement part demain matin et donc mon ordi avec... plus de blog pendant une grosse semaine : il part en vacances (il
faut bien qu'il se repose un peu de mes histoires!). Vais-je survivre une semaine sans mon blog chéri?
Dans quel état d'esprit suis-je? Hé bien, je suis pas mécontente de me débarrasser de ces cartons (mon dos aussi) et je fais une
petite prière pour que tout soit au rendez-vous à Ua-Pou (sur ce bateau il y a aura ma caisse, y'a intérêt, Martinique Déménagements)!
Nous allons encore rester une semaine en Martinique mais je pourrais plus vous raconter en temps réel... je me rattraperais une
fois arrivée en métropole si mon papounet me laisse trifouiller sa machine ultra-sophistiquée!
Donc, pour connaître les derniers rebondissements de notre aventure Martiniquaise, un peu de patience! Ca va aller?
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Par Aline
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Publié dans : Notre vie en Martinique
Mercredi 6 juin 2007
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20:45
Quand j'y pense, j'ai l'impression que c'était hier que nous attérissions à l'aéroport du Lamentin, la trouille
au ventre, avec nos trois sacs et nos deux planches (à voile, bien sûr!) pour seuls bagages, ne sachant pas ce que nous réserverait l'"ile aux fleurs".
On pourrait résumer cette période en disant que c'était "que du bonheur" avec cependant quelques petites réserves...
(Je vais éssayer de faire un bilan qui n'engage que moi et qui peut donc ne pas être toujours objectif, vous commencez à me
connaitre!)
Ce que je vais oublier de la Martinique :
- les bouchons : une heure à
une heure trente pour faire 30 bornes suivant les jours, ce n'est pas l'image de rêve qu'on se fait d'une ile des Caraïbes. La faute au réseau routier inadapté (on passe de 2 voies à une voie
d'un coup et ça coince) et au trop grand nombre de voitures car la voiture est un bien adulé et la cause de beaucoup de crédits insensés!
Il m'est arrivé de partir à 5h30 du mat l'année ou j'ai bossé après le Lamentin pour éviter les fameux bouchons et arriver dans un état
nerveux correct qui me permettait de ne pas m'"encadrer" un élève dès le premier gloussement.
- le comportement sur la route : il est déjà assez énervant d'être dans les bouchons, alors, si en plus certains te dépassent
par la droite, te grimpent dessus, passent par les voies réservées aux taxis pour gagner une place et que tu es le c.. qui attend patiemment, y'a des fois ou c'est difficile de rester
calme!
- un développement immobilier effrayant et mal réparti : la Martinique a radicalement changé en huit ans et c'est pas pour
faire dans l'esthétique... nombre d'hlm fleurissent sur des sites qui devraient être protégés, lotissements "les uns sur les autres", loi du littoral bafouée, etc,... vue de la mer, la Martinique
est de plus en plus bétonnée. Ce qui déçoit le plus c'est qu'on se serait attendu à ce que l'expérience de certaines régions de métropole (défigurées par les immeubles) serve de leçon, mais non,
quand il est question d'argent, au diable la beauté de la nature!
- la pollution : quand nous sommes arrivés ici,
nous avons été émerveillés par la beauté de Madinina, mais qu'il fallait voir au-travers d'un filtre anti-détritus dans les rues, anti-carcasses de voitures abandonnées sur les bas-côtés des
routes et anti-cannettes de bières au fond de l'eau. Cela me choque encore après 8 ans et je n'ai pas l'impréssion que cela s'améliore malgré un effort certain d'information sur les
jeunes.
- les moustiques : ça, c'est très perso car je suis allergique. Heureusement, après une période d'adaptation plus ou moins
longue (pour moi, plus d'un an), le corps s'"habitue" et les stiques vont plutôt voir la chair (plus ou moins) fraiche des touristes. Reste les "yens-yens" (minuscules moustiques) qui pour moi
sont encore synonyme de "rentrer de la plage" quand ils sévissent en saison des pluies vers 4-5 heures.
- le jour qui se couche très vite et tôt et le soleil qui se lève tôt et tout de suite très chaud!
- un regret pour finir : celui de ne pas avoir réussi une véritable intégration au sein de la population locale. La faute à
personne, plutôt à l'inadéquation entre deux cultures qui ne se rencontrent pas sur beaucoup de "terrains". Nous avons des amis Antillais, bien sûr, mais souvent des "négropolitains" (antillais
ayant fait un parcours en métropole), qui ont en eux les traits des deux cultures et sont donc plus proches de la nôtre. Y'a rien à faire, on adopte le mode de vie de l'ile mais on ne peut pas
changer des habitudes et des traits de caractères qui ont étés eux, façonnées en métropole depuis longtemps et pour toujours.
Bien sûr, cet avis m'est personnel et c'est uniquement un constat...
Ce qui va me manquer : et ça va être très dur!
- nos amis : en huit ans, nous avons "refait notre
vie" et rencontré des personnes qui ont partagé les moments forts cités plus bas dans l'article et forcément, ça crée des liens... ils nous manqueront! Heureusement, certains (on vous attend les
Renv') prévoient une mut' pour Tahiti l'an prochain, alors ce n'est que partie remise. Et pour les autres, notamment Audrey, copine de tous les instants, oreille attentive et patiente (je ne sais
pas s'il y a des "blancs" dans nos conversations du mercredi!) et première lectrice du blog, ce sera très dur mais on essaiera de communiquer le plus possible (la facture internet-téléphone
va me faire mal aux fesses!).
- le mode de vie et la douceur de vivre aux Antilles : comme c'est toujours l'été, il est beaucoup plus facile de se lever le
matin (faut pas gratter le parre-brise, hein!) et on a toujours l'impression d'être plus ou moins en vacances (on peut piquer une petite tête à n'impote quelle heure du jour et de la nuit
d'ailleurs car l'eau est toujours à la même température!
- la beauté de l'ile : les paysages sont
é-pous-tou-flants! et tellement variés. On peut connaitre la flore luxuriante et carrément la "jungle" à la pointe extrème nord, les magnifiques plages du sud et les points de vue qui "arrachent
les yeux" au centre de l'ile et aux "Pitons".
- les couchers de soleil : encore hier soir, nous étions à la plage de l'hôtel Bakoua avec ma cops et sa petite et paf! un
coucher de pure merveille! Bon, faut pas le rater car c'est rapide un coucher, ici!
- les Grenadines : 15 fois en 8 ans, ça marque son bonhomme! C'est vraiment ce que j'ai vu de plus beau (pour l'instant) et les
paysages resteront gravés à jamais dans mon esprit... Petit résumé avec des mots : eaux transparentes, dégradés de turquoise, alizés, dauphins, the "pool", pina-colada de Béquia, Willy
notre ami, snorkling, le rêve de Cumberland, raies, tortues et poissons perroquets, windsurf-sessions, Tobago-Kays, langoustes, poisson frais pêché à la ligne et transformé en carpaccio à bord du
bateau, Fétiche (le catamaran), the Firefly (bar de l'ile Moustique), Macaroni beach, Robert and the Youths, apéro à bord avec les potes...
C'est pas possible de se rappeler les Grenadines sans avoir de l'émotion... nous y avons découvert la voile (parfois musclée) et des mouillages encore déserts et préservés (pour combien de
temps?) que l'on ne trouve malheureusement plus dans beaucoup de coins dans le monde.
On y retournera, c'est sûr!
- Fétiche, le catamaran que nous avions en "garde" et dont nous devions assurer l'entretien pour un propriétaire de métropole.
Nous avons passé environ 5 ans sur un bateau en Martinique car nous avions acheté un monocoque de 12m avant le cata et nous gardons de cette période des souvenirs forts et marquants qui nous font
dire avec certitutde : oui, on refera du bateau quand les enfants seront plus grands!
Cette dernière année, nous avons plutôt passé des week-ends entre amis au mouillage du club-med (et ça aussi, on va souvent y repenser!)
- certaines denrées : je ne vais pas spécialement regretter la cuisine antillaise (bien qu'une fricassée de lambis, après tout,
c'est quand même divin) mais par contre, les fruits tels que ananas, mangue et banane ; je suis sûre d'une chose : je ne pourrai plus en manger en métropole (sans parler des avocats maousse
costauds!)
- des rencontres Antillaises qui resteront à jamais gravées dans ma mémoire, je pense particulièrement au spécialiste en
fertilité qui m'a permis d'avoir Jimmy et dont la personnalité et le charisme forcent l'admiration et le respect : Merci pour tout!
Je pense aussi à Maryse, femme exceptionnelle qui nous a accueilli dans notre première habitation.
- les copines du terrain de jeux : hé, les filles, bon courage avec vos bambins et vos maris, nos discut' intellectuelles vont
me manquer!
- la Mer des Antilles : même si je vais en retrouver une autre (du Pacifique), celle des antilles me convenait parfaitement...
toujours à la bonne tempé (jamais en-dessous de 26, surtout en ce moment), belle et claire et bien salée comme je l'aime. Je crois que Jimmy est fan aussi! Sa couleur change avec le temps et de
la térrasse, nous assistons à un spectacle sans cesse renouvelé!
etc,... etc,...etc,...
Je crois que la liste est sans fin et rien que d'y penser, mes yeux s'humidifient. Snif! En plus, on sait ce qu'on laisse mais on sait pas ce qu'on va trouver... on est quand même super-heureux
de partir pour voir autre chose, faire d'autres rencontres et se nourrir de ces changements.
Ce n'est qu'un au-revoir...
Si vous avez des commentaires, c'est juste en-dessous, là :
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Par Aline
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Publié dans : Notre vie en Martinique
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