Après 8 ans en Martinique, à nous
les
Marquises!
Retrouvez notre petite famille dans son
périple au bout du rêve...
Dans ce jardin d'eden tropical sera rajouté très prochainement une piscine hors-sol de 4,50m de diam. (ssi-ssi!) que nous ramènerons de notre "voyage" à Tahiti le mois prochain (je rappelle que j'ai un accouchement, moi... des nouvelles de la femme-ballon prochainement : c'est pas triste!).



J' suis la femme qui toooombe à piiiiic...
J'suis la femme qui vient de loin
et même si j'prends des risques
Ca n'est jamais, jamais... en vain!!
on a le téléphone au bout d'une semaine (c'est bon d'entendre les proches même si on est vite frustrés par le temps de communication qui se doit d'être rikiki, à environ un euro la minute!), les moustiques, c'est pour l'instant très supportable et notre maison est très bien ventilée, donc on en voit pas beaucoup (il parait qu'il y en aura plus à la saison des pluies, mais c'est pas pour tout de suite vu qu'on commence la sécheresse) et même les fameux nonos des plages, on en a pas encore vu la couleur... donc, je souffle et espère passer au travers de la dengue (qui fait des ravages ici) avant d'avoir accouché.
Plus difficile : pendant 15 jours pas de voiture! Ceux qui lisent mon blog depuis toujours vont se dire que je fais une fixette sur la voiture mais vraiment, Ua-Pou sans caisse, c'est ruuuuude! J'avais donc comme sortie quotidienne la supérette juste en-dessous de chez nous : je connais les produits par coeur (faut dire que c'est vite fait et je reviendrai sur l'aspect "approvisionnement" dans un autre article) et j'ai déjà de nouvelles "copines" (la gérante et la caissière) car j'y passai mes journées!
Les deux premiers week-ends, le programme est restreint et se cantonne à la balade jusqu'au bas du village (prouesse physique pour la femme enceinte) et retrouvailles avec nos amis antillais fraîchement arrivés aussi : échange de tuyeaux pour les paperasses (notamment la fameuse carte verte de la CPS, la sécu locale), internet, le cable (pour l'instant on a une chaîne de télé!), trouver une voiture, etc,...
En tout cas pour le dernier point, on a eu du bol car au bout de 15 jours, on a pu racheter le seul 4x4 disponible de l'île à l'ancien principal du collège et là, j'ai pu commencer à "vivre" socialement!
Nous avons acheté un pick-up double cabine (quand on a connu que des trois portes avec un enfant, c'est la révolution!), un Ford Ranger noir qu'on voit de loin sur la première photo et qui est une "bête" énorme qui assouvit un vieux fantasme féminin (je ne pense même pas que mes parents étaient au courant) : conduire un pick-up avec d'énoooormes pneus qui passe partout et surtout se la "péter" tout en haut (y'a personne qui va m'emmerder, hein!). Je crois que j'ai du prendre de mauvaise habitudes à barrer le catamaran : il me faut du gros et du "lourd" maintenant! Ou alors j'ai trop regardé l'"Homme qui tombe à Pic" dans ma jeunesse?...
Bref, on l'adore déjà et au-delà de son esthétique, il nous permet de faire quelque chose le week-end alors que sans, tu vas nulle part. En effet, ici, y'a que des pick-up car il ne s'agit pas de monter des trottoirs (de toute façon, y'en a pas), mais de franchir des rivières, de passer des routes complètement ravinées et avec un dénivelé sympa dans un sens comme dans l'autre. La moindre plage est à 30' de 4x4 et je peux vous dire qu'on se fait secouer même en période sèche comme en ce moment car les pistes caillouteuses te font rebondir comme de la tole ondulée. (Là encore, je ferai un tout petit article sur la voiture avec photos de près car elle le mérite!).
Oui, ça y est, je vous raconte notre première journée plage!
C'était le samedi 25 septembre et en fait, c'était le repas d'accueil organisé par l'amicale du collège. Nous nous rendons avec notre 4x4 fraîchement acquis à la plage de Hakamoui, une des plus proches de Hakahau (où nous habitons), quand même 30 bonnes minutes de "shaker"... J'arrive donc un peu secouée mais époustoufflée par le décor : cette "plage" est magnifique et très sauvage même si c'est plutôt des rochers dans sa partie gauche, avec une mer assez mouvementée ce jour-là car il y a du vent...
Nous avons emmené nos tables et chaises (no problem, tu jettes tout dans le pick-up), un sac de jouets de plages énorme pour les enfants (pareil, la taille, ça compte pas, hop dans le pick-up) et un déssert pour compléter le buffet.
En fait, à notre arrivée tout est prêt : un méchoui sorti de nulle part nous attend avec une table de buffet à faire palir les traiteurs parisiens (quand on a une notion de ce qu'on peut acheter dans une épicerie, c'est carrément ouf!) et un cochon délicieux.
Nous commençons notre apprentissage à la cuisine locale : purée de fruit à pain (j'ai oublié le nom, mais j'ai la photo de celle qui l'a préparé!), salade de poisson cru à la Marquisienne (un régal), poulet au gingembre de Maryse (prof mutée ausssi cette année et originaire de Madagascar).
Des entrées, des plats, des salades et des désserts tous plus bons les uns que les autres et qui m'ont fait un sacré globi-boulga dans le bidon (je crois que j'ai pas trop su dire non!).
Arrivée à cheval pour certains. Je sais qu'une photo de Philippe sur l'animal en réjouirait plus d'un : paaaatience...
Ensuite, baignade dans les rochers qui forment une petite piscine et c'est tant mieux car aujourd'hui seul Philippe se baignera en eau libre avec les locaux, vu la machine laver : pas recommandé dans mon état. Les enfants pataugent donc dans cette eau chauffée un max et c'est un réel délassement : on se croirait dans un spa!
Pas de différence avec la température de l'eau aux Antilles : c'est bien car on a plus l'habitude des chocs thermiques!
En fin d'après-midi et après avoir mangé tant et plus et fait connaissance avec beaucoup de monde, nous prenons le chemin du retour qui
finit de nous "calmer" (Jimmy s'écrase sur la banquette arrière). Quelle journée! Cétait super et on va se plaire sur cette île vraiment surprenante.
Arrivés à la maison, lavage du 4x4 (il est tout sale des embruns et de la poussière) car on nous a bien briefés : si on le fait pas, il polymérise (j'en entend qui pouffent derrière?). C'est un
peu comme après une journée bateau : faut tout ranger et tout laver mais qu'est-ce que c'était bien!
A suivre pour les autres plages, vues de la maison, l'école de Philippe, de Jimmy, etc,...
Réveil et petit dej vite fait à l'hôtel que nous quittons avec un petit pincement au coeur : on s'habitue vraiment trop vite au luxe! Côté sensations, les pieds commencent à reprendre contact avec le sol... que c'est bon de voir que notre rêve est en phase avec la réalité!
Direction l'aéroport de Papeete. Enregistrement pour les vols inter-îles aux destinations prometteuses : Bora-Bora, Uahine, Raiatea... Nous, ce sera un Ua-Pou (quand même plus classe, non?) via Rangiroa (stop de 10') et Nuku-Hiva (changement d'avion).
J'en profite pour acheter bracelets et monoi répulsifs garantis anti-moustiques et anti-nonos car on nous a bien briefés : c'est une plaie aux Marquises (et un peu partout d'ailleurs) et comme j'ai vécu un épisode allergique peu agréable en Martinique, j'ai pas envie de remettre le couvert! (on verra plus tard qu'entre ce que les gens -bien attentionnés et un peu trop négatifs- nous disent dans l'avion et la réalité, il y a souvent un gouffre, et c'est tant mieux pour moi!).

A 8h, nous embarquons sur notre petit avion d'Air Tahiti (qui va d'ailleurs devenir encore plus petit après Nuku-Hiva) qui n'a rien à envier aux 777 d'Air France : fauteuils en cuir, plus de place entre les sièges et un des meilleurs repas que j'aie pu prendre à bord d'un avion. Nous sommes toujours au paradis, va vraiment falloir s'y faire!
Après le décollage, premières vues aériennes sur Mooréa et quelques atolls des Iles de la Société : ça ne se décrit pas, ça se vit!

Rencontre avec Thérèse qui tient une épicerie à Ua-Pou et qui nous propose tout de suite de nous amener à notre maison une fois arrivés. Nous sommes un peu gênés car on a un paquet de bagages tout de même.
Ce à quoi elle répond : "c'est pas grrraaaave, j'ai mon Toyo (Toyota)"... ouais, faudra s'y faire aussi, à cette gentillesse!
Le temps d'avaler notre excellent repas (jambon braisé, roti et salades diverses avec un véritable Paris-Brest en dessert, du célèbre magicien patissier de chez Air Tahiti, vous savez, celui qui est caché dans la soute) et nous attérrissons à Rangi.
C'est magnifique et les vues de l'avion en sont la preuve :



On reste 10 minutes pour décharger des passagers et en recharger d'autres, puis redécollage pour Nuku-Hiva, île des Marquises et la dernière avant la nôtre!
Nous apercevons d'ailleurs Ua-Pou par le hublot avant d'attérir à Nuku : cette île semble flotter sur la mer, tout de vert vêtue avec ses pics légendaires semblant crever le ciel. C'est à couper le souffle et majestueux, respect!
On dirait que cette île sort tout droit d'une aventure de Peter-Pan...

L'aéroport de Nuku-Hiva est rikiki (je ne sais pas encore que comparé au nôtre, c'est Chicago!), planté au milieu d'un désert de végétation. C'est un décor lunaire impréssionnant de sécheresse qui s'appelle d'ailleurs "Terre Désert"!

C'est ici que nos routes se séparent avec les Dumiot qui sont affectés à Nuku, mais il leur faut encore faire environ 2h de trajet en 4x4 pour rejoindre leur domicile car l'aéroport est excentré par rapport à la ville principale.
Bonne installation François, Sophie, Nicolas et Victor et à bientôt pour le Festival, hein?
C'est maintenant que les choses se corsent : on embarque à bord de notre Twin-Otter (ça existe cette taille d'avion?) pour rejoindre Ua-Pou, la fin de notre périple.18 places et tous dans la même cabine : les deux pilotes (franchement, c'est pas du luxe), nous (les innocentes victimes) et les bagages.

Dans un tel avion, y'a plus de distance entre toi, la carlingue, les pilotes et le sol ou la mer! Du coup c'est comme si on pilotait (bon, là valait mieux laisser ça à des pros), et comme si le vide était palpable...
Palpables aussi étaient les tensions des uns et des autres : notre petit groupe qui était si joyeux et bavard au décollage n'en mène pas large à l'approche de l'attérrissage. Faut dire que dans le pare-brise s'affichent d'un coup un mur de pitons rocheux et verdoyants et on va se les prendre en pleine face... Noooon!


D'un coup, la piste est sous nos roues et l'avion hésite (il y a de fortes raffales de vent) à droite puis à gauche comme s'il ne voulait pas se poser au milieu et on flotte dans les trous d'air provoqués par les montagnes.
C'est un jeu video ; on est à bord de la navette de Dark Vador!
Et puis, ça y est (et on sait toujours pas comment), on est sur le plancher des vaches et merci les pilotes qui assurent comme des bêtes (dans de telles conditions, ils ne font vraiment pas le même métier que leurs collègues des grandes lignes) et encore bravo.
Pas le temps de se remettre de ses émotions : nous descendons de l'engin et posons nos pieds sur "notre petite terre". L'aéroport de Ua-Pou est une sorte de préau au milieu de nulle part et mes photos s'arrêtent à partir de ce moment-là car je vais avoir assez de sensations à gérer avec mon corps, cette dernière partie du voyage étant bien la pire de toutes (parceque, je le rappelle, je suis enceinte).
Le problème du transfert aéroport-maison est résolu car le principal et sa femme ont organisé l'accueil des nouveaux : nous, le nouveau prof de techno, sa femme et leurs deux enfants qui sont... antillais! (je reviendrai sur cet aspect inattendu de l'ile : il y a trois couples d'antillais et c'est tant mieux, comme ça, on n'est pas tout à fait dépaysés) et le nouveau documentaliste du collège.
Après avoir enfilé un collier de fleurs, de menthe, de tiaré et autres senteurs magiques, nous sommes répartis dans les diverses voitures qui sont toutes des 4x4 pick-up et je commence à entrevoir la raison de ce choix unique mais préfère ne pas réfléchir de trop. Dans tous les cas, heureusement que ces personnes se sont dévouées car pas l'ombre d'un taxi et d'ailleurs y'a pas grand monde tout court...
Sur le trajet, nous faisons connaissance avec le nouveau principal de Philippe et sa femme qui sont charmants et répondent patiemment au flot de questions que nous leur posons tout en regardant les paysages assez arides qui défilent sous nos yeux. Je commence à déguster sévère car la piste est très caillouteuse et je me tape un remake de la pub Orangina (je peux vous dire que la pulpe, elle pouvait pas rester au fond!) et mon bidon me le fait ressentir : j'ai une contraction unique du début à la fin du parcours qui va durer 3/4 d'heure (4heures pour moi). Pourtant, notre chauffeur roule à 2 à l'heure (tout le monde nous dépasse!).
Sur la fin, la route s'améliore et je souffle un peu alors que s'affichent devant nos yeux éblouis les pitons dans un écrin de verdure, annonçant l'arrivée à Hakahau, la "capitale" de l'île et la ville où nous habiterons (je retrouve exactement les paysages des photos découvertes sur le net avec le relief en plus). Dans ce décor magnifique, le dernier kilomètre jusqu'à notre maison défile très vite... je ne suis pas mécontente de me poser un peu à l'ombre de notre immense terrasse, face aux buissons de tiaré et aux deux cocotiers qui encadrent notre porte.
Home sweet home : nous avons une chance énorme d'être tombés sur cette maison (surtout qu'ici, vu le turnover d'habitants, si ça plait pas, y'a pas l'embarras du choix pour changer) et je la détaillerai dans le prochain article avec photos à l'appui.
Mais ce qui est dur le premier soir, c'est justement de se rendre compte qu'elle est super, tellement on est crevés... heureusement, par expérience, on sait qu'il ne faut pas se baser sur ces premières impréssions post voyage interminable!
Effectivement, après une bonne nuit de sommeil et après avoir déplacé quelques meubles, nous voilà déjà chez nous et heureux d'entamer la deuxième partie de notre périple.
A suivre...
Comme on me l'a demandé dans plusieurs mails, je vais vous expliquer comment nous joindre, si le coeur vous en dit :
Je rappelle que notre mail, c'est : 
petiteterre1@gmail.com
Pour nous appeler sur la ligne fixe à partir de la métropole, composez le :
00 + 689 + notre numéro : 925 152
Pour nous appeler sur la ligne fixe à partir de la Martinique, c'est la même chose, le :
00 + 689 + notre numéro : 925 152
Un avantage d'être sur une toute petite île c'est que la vie de la femme enceinte (à la mémoire réduite à cause de la fuite de neurones) est simplifiée : il n'y a que trois numéros à retenir pour
le téléphone (925 étant l'indicatif).
Bon, on a quand même réussi à se planter au début avec 512!
Le mieux est de nous joindre par Skype (c'est gratuit et la qualité est vraiment correcte si on n'utilise pas la webcam) soit :
- en rentrant notre numéro de phone donné plus haut,
- avec notre pseudo qui est : cocobanana1
- avec notre mail
- avec mon nom : Aline Fuchs
Voilà, maintenant, plus d'excuses! Mais attention :
Quand il est 20 heures à Ua-Pou,
il est 7h30 du matin en métropole
Allez, nana!




