Après 8 ans en Martinique, à nous
les
Marquises!
Retrouvez notre petite famille dans son
périple au bout du rêve...
En clair : bon anniversaire petit Théo (1 an déjà).

Ce week-end, c'était l'anniversaire de Théo, le petit de ma cops Hermine. Je le fais pas exprès, la fille de "copine" en Martinique (actuellement rapatriée chez les Inuit, près d'Albertville) s'appelle Théa et là, j'ai réussi à trouver son homonyme masculin... faut le faire!
Un an déjà que ce petit bonhomme né à Tahiti (encore un
pauvre enfant!) vit à Ua-Pou avec ses parents : papa kiné et maman body-rideuse (entre autres).

Y'avait pas mal de monde Marquisien et pas Marquisien et de
plats pas Marquisiens et Marquisiens notamment un excellent... sashimi dont je me suis goinfrée à 4 heures de l'aprèm!!!




Jimmy s'est lâché grave (surtout au début : qui avait mis de la glue sous les fesses de mon fils?) mais il a fini par
participer... au moment de partir, quand la place était libre (pas folle la guèpe!). Malgré tout, je ne désespère pas qu'il devienne un jour un valeureux guerrier quand je le vois faire un haka
sur la térrasse... à suivre.
Et puis, j'ai pas pu résister à vous faire partager le coucher de soleil que nous avons eu ce soir là sur les pics de Ua-Pou... no comment!
par Aline
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La Terre des Hommes
A y est, elles sont là les photos du festival : un petit clic sur l'album dans la colonne de droite et c'est comme si on y était!
par Aline
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La Terre des Hommes
Comme de plus en plus de monde me réclame des photos de Ua-Pou, je vais faire des articles plus "reportage-photos" pour que vous puissiez découvrir toutes les
facettes de cette ile magnifique. Je commence par les plages et j'y reviendrai plus tard car la plupart d'entre elles nous sont encore étrangères : elles nécéssitent un long parcours en 4x4 (je
rappelle que j'étais pas fan de "shaker" enceinte, et maintenant, avec notre petit bout de 3 mois, ce n'est pas encore l'idéal!).
La plage ci-dessous est celle d'Anahoa, la plus proche de notre maison (1/4 d'heure de voiture) après celle d'Hakahau où nous vivons (qui n'est pas toujours très propre car elle accueille les gros bateaux et les eaux de pluie).
Anahoa est sauvage, déserte et l'eau est limpide. Nous n'avons pas de lagon alors, toutes nos plages sont un peu du même acabi : des vagues qui déroulent sur la plage de sable et un décor rocailleux tout autour.
Seul petit inconvénient : si t'as oublié les casse-croute, t'es mort! pas le moindre petit bar à l'horizon (et heureusement!).




Autre caractéristique de nos plages : des piscines naturelles idéales pour les petits avec une eau à une température avoisinnant celle de la bouilloire et même un fond de sable pour pas avoir mal aux fesses.

Voilà pour cette première plage, pas mal comme apéro?
La plage ci-dessous est celle d'Anahoa, la plus proche de notre maison (1/4 d'heure de voiture) après celle d'Hakahau où nous vivons (qui n'est pas toujours très propre car elle accueille les gros bateaux et les eaux de pluie).
Anahoa est sauvage, déserte et l'eau est limpide. Nous n'avons pas de lagon alors, toutes nos plages sont un peu du même acabi : des vagues qui déroulent sur la plage de sable et un décor rocailleux tout autour.
Seul petit inconvénient : si t'as oublié les casse-croute, t'es mort! pas le moindre petit bar à l'horizon (et heureusement!).



Jimmy s'est senti un peu à l'étroit!

Autre caractéristique de nos plages : des piscines naturelles idéales pour les petits avec une eau à une température avoisinnant celle de la bouilloire et même un fond de sable pour pas avoir mal aux fesses.

Voilà pour cette première plage, pas mal comme apéro?
par Aline
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La Terre des Hommes
Je sais, il y a pas si longtemps, j'annonçais que je démarrais la danse polynésienne... ouais... mais la danse est une activité esthétique pour laquelle la pratiquante doit être un minimum "fluide" et j'ai pas été génétiquement conçue pour être "fluide" apparamment!
Bref, tout ça pour dire qu'il me fallait une activité plus franc du collier, plus défouloir et surtout plus "rétamante". Depuis le temps que ces belles vagues en bas de chez moi me faisaient de l'oeil! En ancienne windsurfeuse, l'appel de la mer a été plus fort que celui des percussions et je me suis lancée.
J'ai réussi à entrainer ma cops la femme du kiné dans mon délire aquatique : à partir de maintenant elle est Brice et je suis Nice. Nous voilà donc parties un vendredi après-midi par une houle parfaite et sous un soleil de plomb... heu en fait il pleuvait comme vache qui pisse et donc la baie de Hakahau ressemblait plutôt au Loch Ness (avec le monstre en moins, quoi que...) : des conditions qui ne sont réunies qu'une fois l'an, pas de bol!.
Enfin, quand on a réservé les babysytters (nos hommes) une semaine à l'avance et qu'on a frimé grave, plus possible de reculer. Nous voilà donc parties Body-Board sous le bras et hypermotivées pour affronter les éléments et, faute de vagues, on a traversé toute la baie de Hakahau à la nage (aller et retour tout de même!) et nous avons travaillé notre "staïle" pour être prêtes la prochaine fois. Tout en palmant, Brice me dit : "tu sais qu'il parait que la baie est infestée de requins"?
Ah, bon, des requins, même pas peur moi... bon c'est vrai qu'en plus c'était un jour parfait pour nous croquer: pas de houle, eau glauque comme dans les films... Mais on va pas se laisser impréssionner.
Un peu fatiguées, de retour dans nos foyers respectifs et après une bonne douche nous nous retrouvons avec toute la smala sur le quai de l'Aranui (le dernier endroit où l'on cause à Ua-Pou) et nous bavard
ons alors qu'un attroupement se fait autour d'un pêcheur qui vient de remonter... un requin de 2 mètres tout droit sorti de notre petite baie. Aargh!Bon, faut relativiser : s'il était vraiment méchant, il nous aurait croquées (ou alors il venait de manger?) et tous les jours des mecs surfent dans la baie (la marquisienne ne surfe pas) et il n'y a jamais eu d'accident. Et puis j'ai trop envie de "tater" de la vague moi.
Pas calmée, je suis donc retournée bodyboarder deux jours après avec des vagues et du soleil cette fois-ci et plein de surfeurs un peu "cafards" comme ils disent : celui qui a la vague le premier, la prend, du coup, j'étais sur toutes les vagues et ils ont du se dire que c'était mieux avant, quand y'avait pas de fille sur le spot.
Je me suis fait broyer, brasser, éjecter mais j'ai aussi glissé et là, soyez en sûrs, les requins vont me revoir souvent car quel bonheur d'être sur l'eau, dans l'eau et même parfois au-dessus (ssissi!), d'avoir mal aux bras et aux jambes le soir quand on se couche... ça vaut pas une séssion de planche mais quand même :
QUE DU BONHEUR J'VOUS DIS!
Aloha
par Aline
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La Terre des Hommes
Comme annoncé depuis des plombes, voici un petit aperçu de ce qu'ont été ces jours de folie à Ua-Pou durant le festival.C'était en décembre 2007, presque à notre retour de l'accouchement, que nous avons eu la joie de retrouver notre île transformée à tous les étages!
Le festival des Marquises permet de découvrir les différents groupes de danse traditionnelle, la diversité de l'arisanat et des cultures des îles voisines (tatouages, costumes, chants, etc,...).
Lors du festival, la démographie de Ua-Pou a explosé, ridiculisant les mois record d'affluence touristique (en fait, c'est très limité habituellement car les
seuls touristes que nous voyons ici descendent de l'Aranui toutes les trois semaines et ne sont que quelques dizaines). En fait, la majorité des visiteurs étaient des Marquisiens de
Hiva-Oa, Nuku-Hiva, et Ua-Huka car la navette administrative inter-îles faisait plus de rotations pour l'occas, les speed-boats tournaient à plein régime et le Twin Otter était plein tous
les jours. Bref, on a vraiment eu l'impréssion d'être envahis mais je suppose que c'est surtout le contraste qui a joué!
Evidemment, à part les deux pensions de l'île qui se sont frotté les mains, point de logement supplémentaire, donc les visiteurs étaient logés chez l'habitant, sous le préau de l'école, dans le gymnase, à l'internat du collège, dans des tentes de l'armée... le Marquisien n'est pas difficile du moment qu'il fait la fête! et fête, il y a eu!
Mais avant de parler de la fête, un petit tour sur la plage du village : noire de monde! Bon, pour ceux qui connaissent les plages de la Côte en juillet, y'a pas foule, mais d'habitude, on est seuls en semaine et 5-6 le week-end (avec les requins)!
Evidemment, à part les deux pensions de l'île qui se sont frotté les mains, point de logement supplémentaire, donc les visiteurs étaient logés chez l'habitant, sous le préau de l'école, dans le gymnase, à l'internat du collège, dans des tentes de l'armée... le Marquisien n'est pas difficile du moment qu'il fait la fête! et fête, il y a eu!
Mais avant de parler de la fête, un petit tour sur la plage du village : noire de monde! Bon, pour ceux qui connaissent les plages de la Côte en juillet, y'a pas foule, mais d'habitude, on est seuls en semaine et 5-6 le week-end (avec les requins)!

Même le mouillage n'avait jamais vu autant de bateaux (heureusement que la météo était bonne car ce n'est pas un très bon abri, loin de là!) : certaines personnes ont contourné le manque de place sur les avions et dans les pensions (petits malins, va!)
Et une frégate de l'armée au fond (en fait, il y en a eu jusqu'à trois en même temps), obligée de mouiller dehors car une fois l'Aranui à quai, pani place!

Petit mélange du nouveau et de l'ancien : L'aranui v/s la jonque traditionnelle au premier plan. Destabilisant, non?

Hiiiiiii... même le cheval ne sait pas trop bien ce qu'il lui arrive!

Autre fait notable : les efforts de la population pour construire les différentes installations et pour que tout soit prêt le jour j. J'avoue que quand nous
sommes partis sur Tahiti (moins de deux mois avant le début des festivités), tout était encore en travaux et laissait douter sur le respect des échéances.
Et bien non, ils ont cravaché, même le week-end, les courageux et le résultat est là : des installations magnifiques comme ce préau qui accueillait les spectacles avec des détails de sculptures jusque sur les poteaux, des stands "buvette" très écolos avec leurs habits de feuilles de cocotier, des huttes qui abritaient les différents stands d' artisanat. En regardant les photos suivantes, faut vous dire que quelques mois auparavant, y'avait rien!
Et bien non, ils ont cravaché, même le week-end, les courageux et le résultat est là : des installations magnifiques comme ce préau qui accueillait les spectacles avec des détails de sculptures jusque sur les poteaux, des stands "buvette" très écolos avec leurs habits de feuilles de cocotier, des huttes qui abritaient les différents stands d' artisanat. En regardant les photos suivantes, faut vous dire que quelques mois auparavant, y'avait rien!

Pour ces poteaux, un moule a été réalisé par un sculpteur pour en faire un habillage plutôt réussi, non?


Petites gargotes pour se restaurer en attendant les spectacles du soir : poisson cru à la Marquisienne, Sashimi, Chao Men (plat avec des nouilles chinoises,
des crevettes, du poulet, des légumes sautés dans le wok : à tomber par terre!), crevettes au lait de ccoco, etc,...

Les stands d'artisanat : pas mal le décor!

Il faisait bien chaud, alors, on dépasse pas trop des paillotes!





Désolée, comme Jimmy nous a fait un caca nerveux ce jour là, les photos des plus belles pièces de Tikis et de sculptures en bois (certaines avaient presque ma
taille), j'ai pas pu les prendre!

Maintenant on rentre dans le vif du sujet : les danses. C'était magnifique, épous-tou-flant, frissonnant mais surtout pas évident (de trouver une
place!)
Effectivement, je crois que ce festival a été victime de son succès ; pour les danses du soir, il fallait venir une heure avant pour avoir une place assise et puis avec notre bébé de quelques jours, les percus c'était pas l'idéal! Nous nous sommes donc relayés pour assister aux différents programmes mais les photos j'en ai peu car, à part pour les journalistes, pas évident d'être à une distance acceptable de photographie.
Enfin, voici un aperçu, je devrais pouvoir publier un album de photos bientôt car j'espère que mon ami journaliste Jacques va me les refiler (à suivre...).
Côté sensations, du grand frisson car ces cris et ces chants sont puissants, vous prennent les tripes, les percus raisonnent en vous comme si votre coeur allait exploser...
Effectivement, je crois que ce festival a été victime de son succès ; pour les danses du soir, il fallait venir une heure avant pour avoir une place assise et puis avec notre bébé de quelques jours, les percus c'était pas l'idéal! Nous nous sommes donc relayés pour assister aux différents programmes mais les photos j'en ai peu car, à part pour les journalistes, pas évident d'être à une distance acceptable de photographie.
Enfin, voici un aperçu, je devrais pouvoir publier un album de photos bientôt car j'espère que mon ami journaliste Jacques va me les refiler (à suivre...).
Côté sensations, du grand frisson car ces cris et ces chants sont puissants, vous prennent les tripes, les percus raisonnent en vous comme si votre coeur allait exploser...
Décidément, comme le dit si bien M.Déon, "Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l'entendre chanter" : c'est vraiment ça, les Marquises et je
rajouterais qu'il faut les vivre pour ne pas rater une des plus belles aventures que peut offrir la vie...




Depuis, nous avons eu l'occasion de renouveller l'expérience de ces danses à titre plus privé lors d'une soirée organisée par l'Association Sportive du collège
(par Philippe, donc). Les élèves du Cetad (équivalent du lycée professionnel) se sont donnés à fond pour nous faire un haka que nous garderons à jamais gravé dans nos mémoires. Ce soir-là nous
étions dans un film hors du temps, loin, très loin de notre vie d"avant"... pur moment, respect!
par Aline
publié dans :
La Terre des Hommes




