Après 8 ans en Martinique, à nous
les
Marquises!
Retrouvez notre petite famille dans son
périple au bout du rêve...
J'étais en ligne hier avec la femme du commandant de brigade de Ua-pou (ssissi, même à Ua-pou, y'a des gendarmes!) qui était d'ailleurs charmante et a répondu à toutes mes questions.
Ca fait cinq ans qu'ils sont là-bas et ils ont deux enfants (dire que le collègue que remplace Philippe nous avait dit qu'il n'y avait pas d'enfants d'expat!).
Donc, non ce n'est pas inconscient d'aller là-bas avec des enfants, ils s'adaptent très bien et elle me dit que ses enfants n'échangeraient leur vie pour rien au monde. Le dentiste de Ua-Pou (qui est en poste depuis 6 ans) a deux enfants dont un de deux mois. Sa femme s'est rendue un mois avant l'accouchement à Tahiti et tout s'est bien déroulé (car c'était un accouchement difficile, sinon, on peut aller à la maternité de Nuku Hiva, l'ile d'en face).
Ce premier contact nous a conforté dans l'idée que nous allons vivre une aventure extraordinaire et si toutes les personnes sont aussi accueillantes que cette dame, on va se régaler.
Pour ce qui est des "petites bêtes" (encore une info agréable du collègue de Philippe), elle n'en a pas vu la couleur en quatre ans : il suffit de garder sa maison bien propre et de traiter. Elle nous a dit que notre maisons était sympa (c'est ce qu'on a pu voir sur les photos).
Elle ne nous a pas donné de "bons plans voiture" et je crois qu'on va devoir l'acheter à Tahiti.
Voilà, donc en résumé, il faut se méfier de ce qu'on lit (surtout si ça date), de ce que disent les gens pas concernés (un célibataire peut difficilement comprendre les attentes d'un couple avec enfants) et surtout : KEEP COOL!
Je pense que partir sur une ile si petite va nous demander de savoir s'adapter et de relativiser certaines choses.
Hé oui car Ua-Pou n'est pas une carte-postale (en tout cas pas comme dans l'imaginaire du métro "de base") :
1 - l'eau n'est pas potable et est rare
2 - les moustiques, c'est pas de la gnognotte et d'autres "petites bêtes" vous rendent visite dans la maison (scolopendres et scorpions)
3 - il n'y a qu'un médecin et un dentiste et pas de pharmacie
4 - il y a comme commerces 4 supérettes
5 - Tahiti est à 3 heures de vol et un billet aller-retour = 500 euros par personne
6 - la route fait le tour du village principal, le reste, des pistes!
... et il y a aussi tout ce que je ne sais pas et qu'on découvrira bien assez tôt.
Bien sûr, tout à une solution :
1 - on achète l'eau en bouteille, comme nous le faisons déjà en Martinique et la maison dispose d'un réservoir d'eau qui permet de pallier les coupures fréquentes
2 - les moustiquaires et les produits répulsifs, c'est pas pour les chiens (j'ai déjà trouvé les marques qui marchent sur internet, merci Dorothée)
3 - Je pars avec un stock de médocs
4 - la plus grosse supérette est à coté de notre maison , ça vous en bouche un coin, hein? elles sont approvisionnées toutes les 3 semaines, alors faut pas se planter dans la liste des courses! Sinon, on fait des commandes groupées par fax à Tahiti.
5 - Philippe est payé 2.08 fois son salaire, plus primes, plus voyages payés pour toute la famille, alors on devrait s'en sortir!
6 - on va s'acheter notre premier 4x4! youpi! comme y'a pas d'occas à Ua-Pou, on va le faire venir de Tahiti. L'avantage d'être sur une petite ile, c'est qu'il y aura pas les bouchons qu'on a connu ici (du coup ils nous manqueront peut-être!) et le réveil pour Philippe sonnera le plus tard possible car il est à 1,5km de son collège (voir photos). Il paraît que les conditions de travail seront très agréable car la population, froide au premier abord, est très solidaire et authentique.
200 élèves, un internat et une trentaine de profs.


Pour les points positifs, la maison (je vous montrerai les photos prochainemant, quand j'aurai réussi à transformer le format utilisé par celui qui nous les a envoyées pour qu'elles passent sur mon blog) a trois chambres, un grand jardin (2500 m2), plein d'arbres fruitiers et une grande terrasse. Le climat est à peu près le même qu'ici, alors on sera pas dépaysés et on a pas besoin d'acheter des pulls pour les quatre prochaines années, sauf si on rentre en métropole (hihi!).
On sera aussi encore plus amoureux car les activités le soir sont limitées : la télé y'a rien, y'a pas de presse (il faut s'abonner pour recevoir des magazines), je l'ai déjà dit mais comme ça me stresse, je le redis, y'a pas l'ADSL et bien sur la vie s'arrête à la tombée de la nuit (ça, on a déjà connu en Martinique, même si c'est mieux ces dernières années)
Le courrier, c'est deux fois par semaine et y'a pas d'adresse : faut louer une boite! si tu veux dire où tu habites, tu décris (au troisième cocotier à gauche au fond du lagon par ex) !
Voilà, ce sont les dernières infos. Je vous tiens au courant dès qu'il y a du neuf.
Bien sûr, le mien est encore un caca d'oiseau par rapport aux autres mais je ne désespère pas de le faire évoluer... Certains ne verront pas les petites imperfections (espèces de miopes!) ou en tout cas resteront très polis et me complimenteront quand même s'ils veulent que je continue à rédiger des articles jusqu'à plus d'heure.
Car créer un blog qui soit un tout petit peu différent du modèle de base demande énormément de recherches et de tatonnements et de PAAAATIENCE pour ne pas envoyer tout bouler. Bref, je compte vous donner des nouvelles aussi souvent que possible mais j'espère que le fait de ne pas avoir l'adsl à Ua-Pou ne ruinera pas ma motivation.
Comment ça marche? Certains ont déjà du trouver le plus gros, je voudrais juste rappeler que :
- ce blog est optimisé sous MOZILLA FIREFOX, un navigateur gratuit et téléchargeable rapidement sur le net. Sous les autres navigateurs, le blog est un peu "caca". (Pleaaase, installez-le!)
- vous pouvez me laisser un commentaire après chaque article en utilisant le lien "ajouter un commentaire"
- vous pouvez vous inscrire à la newsletter qui vous envoie un petit message à chaque fois que je ponds un article (ça vous évitera de coucher jour et nuit devant votre machine).
- je bidouille le blog assez régulièrement pour le faire évoluer, alors pas de frayeur s'il est méconnaissable, ça passera.
Notre petit bonhomme prend très au sérieux son départ pour les Marquises et informe (à qui veut l'entendre!) que nous allons habiter à "Voua-Pou" et qu'on va y aller en "Aion" ; suit le bruit de l'avion avec la main dans les airs.
A part ça, je crois que ce départ est encore loin dans sa tête et il préfère se concentrer sur ses activités préférées, avec une nette préférence pour la trottinette et la "petite voiture", avec lesquelles il faut évidemment prendre des descentes, c'est bien plus rigolo! (et maman adore piquer des sprints, ça tombe bien).
On passe aussi par toutes les boutiques de la Pointe du bout où toutes les vendeuses (seulement les pas trop moches) ont le droit à leur bisou. Faire les courses dans ces conditions peut prendre la matinée et demander une intendance technique (porter la trottinette quand y'en a marre, avoir toujours dans le coffre le trio petite voiture, vélo, trottinette car on ne sait jamais quelle activité sera choisie à l'avance, et bien sûr, toujours une balle à porté de main!).

Sinon, nous sommes rentrés dans la période tant redoutée, et à juste titre, du "NON" : on en prend plein la face... je crois que même pour dire oui, il commence par dire non, juste pour voir où en est la réserve de patience de papa et maman (elle commence à fondre comme neige au soleil). Il sait aussi bien se ratrapper avec un "zimmy aime maman" et là, je craaque.

A bientôt pour la suite de ses aventures...



Pour ceux qui veulent situer notre future destination sur une carte (je sais qu'il y en a qui aiment et ils se reconnaitront), c'est chose faite. Pour ceux qui veulent se cultiver un peu (ssissi, il y en a
aussi), voilà quelques infos pêchées sur le net.
Et pour ceux qui sont faaatigués, l'album photos "Ua-Pou 1".
L'archipel des Marquises :
Aussi dénommé Terres des Hommes, “Enua Enata” en langue marquisienne, il est constitué d’un groupe d’îles, dressées, telles des forteresses vert sombre, en plein grand bleu indigo du Pacifique, à deux pas de l’équateur et à quelque 1 500 kilomètres de Tahiti.
Sur les douze îles des Marquises, seules six sont habitées.
Les plus connues sont Nuku Hiva, Hiva Oa et Ua Pou.
Univers privilégié de la navigation, les Marquises n’offrent que peu de plages, alors si précieuses !
Cochons, chèvres, moutons et chevaux galopent en liberté dans ces paysages splendides.
Ua-Pou :
Ua Pou, dernière île du groupe Nord de l’archipel des Marquises, est la plus peuplée et géologiquement la plus récente. Pics de basalte spectaculaires, ses sommets donnent au paysage sa force impressionnante, faisant de cette petite île montagneuse l’une des plus belles et des plus typiques de la Polynésie. Les colonnes de Trachyte gris qui dominent le centre de l’île surplombent les vallées profondes, parmi lesquelles la vallée des rois de Hakamoui et ses nombreux vestiges archéologiques accessibles depuis le village.
Une excursion en 4X4 mènera les promeneurs jusqu’à la baie de Hohoi, appelée aussi “la baie des pierres fleuries” en raison de ses galets aux motifs en forme de fleurs, uniques au monde, semés sur la plage de sable noir où s’arrête la piste. Au gré des détours de la route qui s’étire parmi les acacias et les manguiers flamboyants, des chevaux sauvages parcourent la végétation luxuriante de l’île, aux essences variées.
Le climat :
Tropical, chaud et humide toute l'année, il comporte 2 saisons peu différenciées : une saison dite sèche de mai à décembre, une saison des pluies de décembre à avril. Les températures sont comprises entre 24° et 30°. La pluviosité est spéciale à Ua-Pou : deux fois moins que dans les autres îles.
Décalage horaire :
Lorsqu'il est 8 heures à Papeete, il est 8h30 aux Marquises. Lorsqu'il est 20h en France en été, il est 8h30 le matin du même jour aux Marquises ( et 9h30 en hiver). Toute l'année, le soleil se lève entre 5h et 6 h et se couche vers 18h.




