



















































































C'était il y a un peu plus d'un mois : en période de reproduction les poissons à dents pointues
entrent dans le lagon pour fricoter.
On les voit de la plage et comme mon zoom n'est pas très pointu, lui, j'ai du mettre les pieds dans l'eau, juste pour que vous puissiez partager ce grand moment : quelle prise de risque cette
Aline, surtout lorsqu'une algue a frôlé son pied et qu'elle a fait on bond de 10m en arrière, provocant l'hilarité générale des dentiers acérés... oui, bon, ça va!
Et pis comme vous m'avez pas encore donné assez de réponses pour mon sapin de noël, j'vous fait un peu mijoter
pour la solution (je peux le faire!).
Juste avant les vacances, mon homme qui est aussi professeur d'EPS au collège de Mataura ainsi que son
collègue Jérôme se sont vus décerner la lourde l'agréable tâche d'organisation du cross édition 2009. Toutes les classes ont participé par
âge dans la bonne humeur et au son des percussions locales.
Pas trop de "couacs" à déclarer si ce n'est une arrivée un peu boueuse, digne d'un parcours de steeple, lieu
hautement intéressant pour Scott qui en a fait son entraînement au lancer de cailloux.
Je n'ai que peu de photos des courses car je devais jongler avec la fête d'Halloween à l'autre bout de l'île (c'est pas grand Tubuai, je sais, mais 4 allers-retours, ça te rectifie quand
même le compteur!).
On retrouve, comme aux Marquises un grand nombre de coureurs pieds-nus histoire de faire réfléchir un peu sur
la course à l'équipement que réalisent certaines équipes pros!
Voilà, voilà, remise des prix aux plus méritants et place dans l'avion pour disputer les championnats de
Polynésie qui se dérouleront à Tahiti!
Pour finir, re-devinette car vous avez bien aimé la première : savez-vous où je vais faire mon sapin de noël?
A vos commentaires...
Mercredi avant les vacances (car nous sommes en vacances de Toussaint pour 10 jours), la
maîtresse de Jimmy, madame Manuela pour la citer car elle est fabuleuse, avait programmé une sortie dans l'autre école maternelle de la ville de Mahu. Il fallait donc y aller en truck et Jimmy
était aux anges!
Les déguisements étaient au point : chapeaux de sorcières, masques et petits sacs pour récolter les bonbons aux couleurs d'Halloween. Le seul qui n'a pas porté ses déguisements, c'était devinez
qui? mouais, passons!!!
J'ai rejoint Jimmy en voiture avec Scott et là, ré-vé-la-tion : Scott était comme à la maison avec les copains de classe de Jimmy...
... comme un prince à la table du goûter, trop facile, y'a qu'a tendre le bras pour avoir de la grenadine (et noyer le tee-shirt!) et du gâteau : si c'est comme ça l'école, j'achète!
Puis, la distribution des bonbons en émerveille plus d'un (décidément, trop cool cette école pense mon Scott), et il est déjà temps de regagner l'école de Mataura en chantant à tue tête dans le
truck :
Vieille sorcière, vieille sorcière,
Que fais-tu, que fais-tu?
Je mange des grenouilles, je mange des grenouilles,
Cric, crac, croc
Cric, crac, croc...
Dimanche, vu qu'il ne devait pas faire assez beau pour faire un pique-nique au bord du lagon, avec mes copines
on s'est demandé ce qu'on allait bien pouvoir faire(!!?!!!) et comme on a toujours des idées géniales, on s'est dit : "ça va pas nous empêcher de se faire une petite bouffe (ben
voyons!)" restait plus qu'à trouver le menu...
Comme Tubuai est fournie en langoustes (shhhhuuuuttt) et en cigales de mer (rerererereshhhhuuuutttt), nous voilà partis pour un repas assez classe : 6 bébétes à antennes et une dizaine de bébétes
de la préhistoire (trouvez pas qu'une cigale ça fait un peu démodé?). D'ailleurs, y'en a qui ont du mal avec les terminologies et, si on les écoutait, on serait en train de manger des écrevisses,
que dis-je des langoustines, allez je cite pas de nom...
Je n'avais jamais mangé de cigales (je les avais plutôt écoutées jusqu'alors) et, passé les a-priori esthétiques sur lesquels je ne reviendrai pas, c'est carrément excellent et je
dirais même plus, la langouste elle peut se rhabiller... dommage, y'en a moins à manger dedans (grrrrrrrr!!!!!).
C'est après ce genre de repas pas-du-tout-salissant qu'on sait si on a de vraies copines. Aaahhhh, chère Fabienne, pourquoi Ta maison, pourquoi TA cuisine rectifiée par tant
de projections collantes et odorantes de ces maudits crustacés?
Vous savez quoi? lundi matin, elle m'a fait la bise comme si de rien était, ssssissssi! Promis, la prochaine fois ce sera chez moi (jambon-purée, hein?).
Pour digérer, petite partie de frisbee sur le green, de skate-surf pour Scott et deuxième tournée de gâteaux
pour les mecs.
Et comme on était déjà bien gênés pour les odeurs post-orgie de fruits de mer dans la maison, on a tout bien rangé le tsunami de jouets causé par nos enfants (si on veut avoir une chance de
revenir!).
Alors, alors, pas facile la devinette? y'en a quand même qui ont essayé de faire des propositions qui tiennent
la route. Non, ce n'est pas l'allée qui mène à ma maison, je précisais bien qu'elle avait servi il y a quelques jours de cela d'abri anti-tsunami, alors pas possible d'être en même temps sur le
lagon. Ce n'est pas non plus la route qui mène au Mont Taita (point culminant de l'île) mais réponse judicieuse car tous les chemins (ou presque) y mènent vu qu'il est localisé au centre de
l'île. Enfin, ce n'est pas un autre accès à la mer, sinon notre île serait bien petite (déjà que c'est pas grand...)!
Bon, je vous donne la solution : nous avons une des plus belles allées au monde pour aller à......................................................................................... la
décharge publique!!!
Hé oui, contrairement à Ua-Pou (où le ramassage se fait en tracto-pelle!), faut aller vider ses poubelles soi-même, mais du coup on se bat presque pour y aller. Sacrée Tubuai!
Et puis tant que j'y suis, voilà les photos de la maison qui se trouve sur la route traversière de l'île, au pied du Mont Taita, ce qui nous donne cette ambiance si étonnante de pré-alpes un peu
déroutante si on considère que nous sommes en Polynésie...
C'est une maisonette de trois chambres (tout de même), un petit cocon avec tout le confort qui nous donne encore plus l'impression d'être en vacances toute l'année (était-ce bien
utile?).
Notre terrasse donne sur un verger et de l'autre côté nous avons carrément des serres car la terre à Tubuai (et
un peu la pluie) est magique : tout pousse! L'occasion pour moi de vous faire un nouvel article sur ce côté nourricier de l'île.
D'après vous, quels sont les deux issues de cette allée qui traverse une cocoteraie
magnifique?
Allez, je vous aide un peu car on voit bien la mer au fond, donc je vous donne la réponse en image pour une
issue :
une "plagette" qui sert de départ pour les pirogues, et l'autre, je vous laisse deviner, j'attends vos
propositions... et je vous donnerai la solution au prochain article.
Quel dimanche matin magnifique en compagnie de Stéphane, Fabienne et leurs enfants sur la plage que
j'appellerai n°2 (puisque c'est la deuxième que nous connaissons) ; près de l'aéroport... je pense que je vais encore pouvoir vous mettre des photos de plage car l'île est
encerclée!!!
Petit bémol : le virus machin chouette qui, je le sens, commence à gagner du terrain et à me prendre la tête
par une si belle journée ensoleillée, dont il faut profiter car nous ne le savons pas encore, mais 24heures plus tard...
... c'est la misèèère et ce pour 2 jours pleins, et revirus machin-chose qui me lâche plus pour couronner le
tout!!!
A Tubuai, le temps est extrêmement surprenant ou alors l'été a du mal à arriver... réponse dans les mois
qui viendront (qui sont sensés être ceux de l'été austral!!!).
La journée de mardi a démarré sans encombres : j'emmène Jimmy à l'école pour huit heures et je rentre chez
moi avec la ferme intention de "redescendre" (car nous habitons "à la montagne") papoter un peu chez mes copines en bord de lagon.
Philippe a sa journée off et on le retrouve fidèle au poste à mater les infos. Une page spéciale annonce le tremblement de terre aux îles Samoa et parle vaguement d'un tsunami qui se
rapproche de la Polynésie, mais on sait pas trop...
Puis, quelques minutes plus tard ma copine m'appelle et me dit que la papote n'est plus d'actualité (qui à osé?) car au SMA (centre militaire où travaille son mari), ils viennent de recevoir une
alerte tout ce qu'il y a de plus sérieux pour un tsunami qui devrait toucher les australes dans peu de temps, on ne sait pas encore trop la taille de la vague...
Nous essayons ensemble de rassembler nos petits neurones (nous sommes des femmes) et je décide d'aller récupérer Jimmy à l'école (non, ce n'est pas un comportement irresponsable, à Tubuai, même
avec la meilleure volonté du monde, toutes les voitures en même temps sur la route ne peuvent pas provoquer un bouchon!).
J'arrive à l'heure de la récré, tous les enfants jouent paisiblement, ne sont même pas sur les hauteurs alors que la première alerte sonore a été donnée, ce qui me conforte dans l'idée de
récupérer mon Jimmy au plus vite, en essuyant au passage une petite réflexion de la maîtresse comme quoi, faut pas paniquer, qu'il y a souvent des alertes, que c'est encore "un coup pour
rien" (mais je la sens un peu fébrile tout de même).
M'EN FOUS, je prends mon gosse et monte à la montagne.
Mes copines ne savent pas trop quoi faire d'autant plus que la dernière fois, des femmes de militaires ont provoqué une panique générale pour une vague de... 20cm, alors elles ont plus le droit
de lever le petit doigt (mais c'est pas l'envie...)
Ouais, sauf que le temps que je rentre, l'annonce est officielle : une vague de 1m devrait toucher les australes et les îles de la société et une vague de 2m les Marquises. Toutes les chaînes de
télé demandent aux gens d'aller se placer en hauteur (au moins à 5m chez nous et 10m aux Marquises!). Comme on ne peut pas savoir exactement la taille de la vague, elle peut être plus importante
aussi.
Du coup, évacuation générale des écoles de Tubuai et là, les maîtresses ne font plus les malines et sont bien contentes qu'on vienne chercher les enfants. Les enfants restants seront évacués en
bus au SMA qui se trouve en face de chez moi.
Toutes mes copines se retrouveront chez... BIBI!
Nous avions une charmantepetite maison sur les hauteurs de Tubuai qui a (je le réalise maintenant) comme seul défaut d'être sur les hauteurs : quel refuge anti-tsunami!
Du coup, quatre mamans, une nounou et une dizaine d'enfants plus tard, nous attendons la vague...
Au fur et à mesure que les heures passent, les enfants deviennent de plus en plus nombreux dans la maisonnette, transformant mon lieu de vie en une vaste crèche, que dis-je en un champ de
bataille après la guerre... un tsunami!
Quelques heures plus tard, l'alerte est levée, chacune rentre dans sa maison au bord du lagon en espérant ne pas avoir besoin de ma raclette (que je leur ai gentiment proposé, avec beaucoup
de tact, hein!).
En fait, plus de peur que de mal : la barrière de corail nous a protégé et nous n'avons eu que quelques remous dans le lagon, ouf!
Voilà, c'est le récit d'un tsunami vécu de l'intérieur, bien entendu avec une pensée pour ceux qui ont vécu le vrai...
Par contre, aux Marquises, ils ont connu un peu plus de transformations sur le front de mer : je vous propose de voir en image ce que ça donne avec l'article de Christ en
cliquant ici.
Allez, ça ne va faire qu'un tout petit peu mal... à l'heure où certains entrent dans l'hiver (heu pardon,
l'automne seulement), nous, nous en sortons... un gros mois en chaussettes et nez-qui-coule plus loin, me voilà enfin en maillot viteenargent (une marque connue, voyons!) sur une plage de sable
fin, sans cache-nez et sans nonos (qui-font-qu'on-se-cassos-fissa-des-plages-marquisiennes) non plus!
Incroyable ce Tubuai : j'avais bien juré qu'aux vacances de septembre (car nous avons des vacances en septembre) j'irai à la plage, je ne pensais pas enlever de si tôt les moon boots, alors de
là à me baigner...
L'eau est à la même température que la méditerranée en été, bref, un truc de ouf en images :
Sans plus de commentaires... tiens d'ailleurs, les commentaires (le lien juste en-dessous de l'article), c'est pour montrer qu'on vient pas juste lire et
t'as-qu'à-continuer-à-rédiger-tes-articles-parce-que-sinon-qu'est-ce-qu'on-và-devenir? un article, c'est comme un mail qu'on reçoit (normalement on y répond), sauf qu'il me prend beaucoup plus de
temps à rédiger qu'un mail et que vous un commentaire, c'est un petit mot de temps en temps (même pas obligé d'en faire une tonne) et ça fait tellement plaisir...
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